Données ouvertes et speed dating!

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Les nouvelles concernant les données ouvertes n’ont pas manqué au cours des dernières semaines. Un événement a toutefois marqué notre attention: la séance de speed dating sur les données ouvertes organisé en marge de la conférence GTEC.

Le concept de speed dating pour les données ouvertes a été utilisé une première fois durant un hackathon de la Ville d’Ottawa: les développeurs tournaient de table en table par intervalle de 5 minutes pendant lesquelles ils pouvaient discuter avec des employés de la Ville de différents départements. Dans le cas du GTEC, 19 tables avaient été mises en place pour recevoir autant de groupes d’enthousiastes -dont j’étais- et de curateurs. Les participants, coté curateurs venaient de tous les paliers de gouvernements: fédéral (StatsCan, NRCan, Environnement Canada, etc.), provinces (Ontario, Québec, Colombie-Britannique), villes et régions (Toronto, Montréal, Vancouver, Québec, Région de York, etc.). Une participations impressionnante!

Au total, cela donnait donc une séance de 2 heures d’intenses discussions quasiment non-stop. Il m’a bien semblé en cours de chemin que mon cerveau allait fondre sur-place! Quoiqu’il en soit, il s’est dégagé de tout l’événement beaucoup d’ondes positives et d’énergie. Pour quiconque veut pénétrer le milieu des données ouvertes, c’était la situation rêvée! Ceci nous a également permis de confirmer ce que nous ressentons depuis deux ans: on trouve quantité de personnes ouvertes d’esprit et accessibles au sein des gouvernements. Deux semaines après l’événement, je suis encore en train de faire le suivi des rencontres que j’ai eu l’occasion de faire. Dans l’ensemble, cette session me semble être nettement plus productive qu’une conférence classique, même en tant que conférencier.

À ce titre, nous souhaitons remercier l’équipe organisatrice qui a orchestré tout ceci de main maître, incluant les liens Skype pour les équipes de Colombie-Britannique et de Vancouver. Ce genre d’événement montre le chemin parcouru comparativement à l’époque où des mois étaient nécessaires pour obtenir l’oreille de représentants gouvernementaux pour parler données ouvertes.

À mes yeux, cet événement a aussi mis en évidence la manière dont les gouvernements se perçoivent par rapport à leurs leurs données: de simples fournisseurs. Ma première question dans 80% des échanges était “Pourquoi êtes-vous présents à cet événement? Qu’attendez-vous de vos données?”. Et la réponse était invariablement “Nous n’attendons rien de particulier, nous sommes là pour aider les enthousiastes à utiliser nos données”.

Entendons-nous bien: avoir toutes ces données ouvertes est déjà très bien. Certains curateurs nous expliquaient combien dans certains cas il était complexe et demandant d’extraire des données de certains logiciels d’affaire contenant des informations sensibles. Il me semble toutefois que la majorité des gouvernements présents perdent une occasion de valoriser leurs données, y compris pour eux-mêmes.

Certains demanderont surement “Quelles attentes les gouvernements pourraient avoir envers leurs données?”. C’est à découvrir, mais voici quelques idées: certains curateurs semblaient considérer que leurs données pourraient servir à résoudre des problématiques particulières ou pourraient être utiles à d’autres organisations gouvernementales ou para-gouvernementales. Visiblement certaines données pourraient également être utile à la communauté de la recherche scientifique. Ce ne sont là que quelques exemples très généraux.

Je suis intimement convaincu que les données ouvertes présentent une extraordinaire occasion de collaboration entre gouvernements, agences et acteurs non gouvernementaux (chercheurs, ONG, entreprises) avec des bénéfices pour chacun. Encore une fois, il est incroyable de réunir autant de monde dans une salle pour échanger sur les données ouvertes. Mais je suis certain qu’il serait possible d’aller encore plus loin.

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